Faculté des Sciences d’Ingénieur : Faculté-réponse

Condansée d'images pour nos laboratoires
 
L’Université du Lac Tanganyika jette les bases du développement durable. L’intégration de la Faculté des Sciences d’Ingénieur dans son programme académique constitue une triple réponse. Elle répond au besoin de qualification de la main-d’œuvre burundaise, sans quoi le développement resterait un rêve, oriente la jeunesse vers les métiers de pointe et promoteurs de l’employabilité, et ouvre la voie vers une réelle industrialisation. À deux ans de l’existence de cette faculté, le doyen se félicite des réalisations.
Le Burundi connaît un contexte marqué par le chômage des jeunes diplômés et cette situation accroît l’exode vers les pays en besoin de main-d’œuvre. Au regard des exigences pour atteindre un développement durable, l’université joue un rôle essentiel dans la promotion d’une main-d’œuvre qualifiée. Depuis deux ans révolus, l’Université du Lac Tanganyika a ouvert un nouvel axe vers la solution au chômage, la mise sur le marché du travail d’un personnel qualifié et l’industrialisation, pilier de tout développement. La Faculté des Sciences d’Ingénieur se veut une solution au problème et une ouverture vers l’employabilité et le développement de la communauté.
Le génie civil pour des infrastructures durables
Dans un pays en pleine croissance démographique, la demande d'infrastructures modernes est forte. Par ailleurs, il serait illusoire de rêver à un développement sans infrastructures de qualité, et ceci n’est possible que lorsque les opérateurs du secteur sont qualifiés. Le département de génie civil apporte des solutions à ce défi par la promotion d’ingénieurs outillés en connaissances et en maîtrise de la construction.
Ce département de génie civil est composé d’options afin que les lauréats puissent se retrouver avec précision dans ce qu’ils veulent devenir selon leurs ambitions. L’option Bâtiment et infrastructures formera des ingénieurs en construction, ce qui pourra répondre au problème de logement et contribuer à construire des maisons selon des standards mondialement acceptables.
Dans un contexte de difficulté de gestion de l’eau, dans un environnement où de fortes pluies causent souvent des dégâts, l’option génie hydraulique, affiliée à ce département, s’apprête à former des ingénieurs spécialisés dans l’eau et dans la construction des barrages. Le développement des infrastructures hydroélectriques est incontournable pour tout développement en général, et ceci demande des ingénieurs de haut niveau. À travers cette option de génie hydraulique, l’ULT apporte sa pierre à l’édifice.
Électromécanique et employabilité
Le Burundi s’aligne sur une voie de développement à l’horizon de trente ans. Ce rêve est irréalisable si l’on n’investit pas dans l’électricité. De cela, il sied de comprendre que le premier investissement que l’on peut faire est de former des employés qui maîtrisent le domaine. Il est alors plus que raisonnable de créer un département de génie électromécanique avec option en génie électrique pour former des employés qualifiés d’abord, et répondre ensuite aux besoins du marché du travail. Ici, il est indiqué que l’option de Génie Mécanique et Énergétique vise à former des ingénieurs maîtrisant la conception des machines et tout ce qui concerne l’énergie thermique renouvelable, qui assureront ces besoins croissants en énergie. Grâce à différents départements dotés de filières adéquates, le monde technique dispose d’un potentiel de main-d’œuvre professionnalisée, et les entreprises n’ont qu’à exploiter ce capital humain.
Du matériel adapté pour une maîtrise assurée
L’enseignement technique ne suppose pas seulement des enseignants qualifiés avec un solide bagage théorique ; l’investissement le plus important et le plus productif reste le matériel. Cela s’explique par le fait que, dans la Faculté des Sciences de l’Ingénieur, la pratique est le moteur de la réussite. Comprenant cet enjeu, cette faculté s’est dotée de trois grands laboratoires garnis de dispositifs (appareils et machines) adaptés à l’apprentissage pratique et à la professionnalisation des lauréats.
Le laboratoire d’électromécanique permet de former des ingénieurs capables non seulement de concevoir, exploiter et entretenir des systèmes électromécaniques complexes, mais aussi d’avoir des compétences solides en électricité industrielle, mécanique appliquée et automatisation. Le laboratoire de génie civil, quant à lui, donne aux lauréats des compétences en organisation, suivi et gestion de chantier, ainsi qu’en maîtrise des normes, des matériaux et des outils de calcul et de modélisation. À tout cet arsenal technique et professionnel s’ajoute un autre laboratoire électrique qui regorge d’appareils destinés à outiller les étudiants en conception et analyse des circuits électriques, ainsi qu’en installation et maintenance électriques.
Résultats satisfaisants
Les résultats des étudiants de cette faculté donnent raison à l’administration de l’ULT, qui considère cette faculté comme une solution aux besoins de la jeunesse en matière d’emploi. Selon Joël Niyonzima, la réussite des étudiants et l’atteinte des objectifs de la faculté sont rendues possibles grâce aux liens partenariaux noués avec de grandes entreprises. Ces partenariats facilitent les visites des étudiants et l’échange de matériel didactique. Ces liens jouent un rôle primordial dans la formation, car sans stage, celle-ci serait incomplète.
« Nos partenaires constituent le levier essentiel de notre faculté. Ils nous accordent facilement des lieux de stage et, dans le monde technique, le stage est l’élément essentiel », a déclaré Joël Niyonzima. Il ajoute que le taux de réussite dans cette faculté s’élève à 85 %.
L’enseignement technique ne forme pas seulement des diplômés ; il façonne des bâtisseurs capables de transformer le savoir en solutions concrètes pour le développement. Si le monde entrepreneurial promeut l’emploi, l’ULT promeut l’employé outillé et compétent.